Des gens ordinaires,
pour des gens ordinaires

Lettre ouverte

Apolitique Pacifique Sans armes Sans haine

Nous... non, pardon. Je.
Pour l'instant, je suis seul. J'ai une idée, et j'aimerais qu'elle devienne la nôtre.

Ce « je » n'a ni nom ni visage. Il pourrait être le tien.

J'aurais pu partir, accepter un meilleur salaire ailleurs. Je reste, parce que j'aime mon pays, et qu'on ne laisse pas les siens quand ils ont un genou à terre.

Le week-end du 17 octobre, plus de 3 000 commerces ont été touchés en France, selon le ministre du Commerce. Derrière chaque vitrine brisée, chaque commerce pillé et détruit, il y a un commerçant, des salariés, des familles, des années de travail.

Que les choses soient claires : nous ne sommes contre personne. Manifester est un droit, et chacun l'exerce comme il l'entend, dans la rue ou en silence. Tout le monde souffre en France, et nous respectons ceux qui le disent. Mais piller et casser, ce n'est pas manifester. C'est s'en prendre à la République et au droit, peu importe qui le fait.

Ce mouvement est apolitique. Il n'appartient à aucun parti, ne soutient aucun candidat et ne porte aucune revendication politique. Que tu votes à gauche, à droite, au centre ou que tu ne votes pas, tu as ta place ici. Une seule chose nous rassemble : protéger ceux qui travaillent.

Alors voici l'idée : soutenir nos commerçants en étant présents à leurs côtés. Leur montrer, quand tout tremble autour d'eux, qu'ils ne sont pas seuls. Concrètement, les jours de manifestation, 20 à 30 personnes en gilet bleu devant chaque commerce qui le souhaite. Sans bouger. Déclarées en préfecture, dans le respect de la loi. Pacifiques, sans armes, sans haine.

Nous avons choisi le bleu des Casques bleus, la couleur de ceux qui viennent pour la paix. Nous ne venons pas combattre. Nous venons être là, simplement, nombreux et calmes, devant ceux qui travaillent.

Nous ne sommes ni des héros, ni des combattants, ni des professionnels de la sécurité, et encore moins une milice. Nous sommes des gens ordinaires, pour des gens ordinaires. Nous voulons simplement montrer que personne ne devrait se sentir abandonné.

Depuis les pillages, certains commerçants ont commencé à s'armer, parce qu'ils ont peur. Je les comprends. Mais personne ne devrait risquer sa vie, ni son avenir devant un tribunal, pour défendre sa boutique. C'est aussi pour eux que nous serons là : pour qu'aucun commerçant ne se retrouve seul face à ce choix.

Sur un tatami, dans un dojo ou sur un terrain de sport, on apprend la même chose avant tout le reste : le respect de l'autre, le respect des règles et le contrôle de soi. On y apprend aussi que la vraie force, c'est celle qu'on n'a pas besoin d'utiliser.

Le gilet bleu ne donne aucun pouvoir à celui qui le porte. Il lui rappelle une responsabilité : rester calme, respecter les autres et ne jamais céder à la provocation.

Notre nombre sera notre force.

Ce mouvement n'a ni chef, ni parti, ni couleur politique. Il n'a pas de centre non plus : il n'y a rien à rejoindre, juste une idée à faire vivre. Chaque groupe s'organise librement autour d'un commerce, dans le respect de ces principes.

Si cette idée te parle, n'attends personne. Va voir le commerçant de ta rue. Réunis quelques voisins, amis ou clients. Déclarez votre présence. Enfilez un gilet bleu.

Aujourd'hui, je suis seul. Demain, nous serons nombreux.

Pour mon pays. Pour NOTRE pays.

Organisons-nous pour protéger nos commerces.

Les Gilets Bleus

P.-S. Pour ceux qui se posent la question : oui, j'ai utilisé une IA pour travailler ce texte. Mais les idées sont les miennes, et ça n'enlève rien à ce qu'elles portent.

Comment faire ?

  1. Parle au commerçant et demande-lui s'il souhaite votre présence.
  2. Réunis 20 à 30 personnes : voisins, amis, clients.
  3. Déclarez le rassemblement en mairie ou en préfecture, au moins 3 jours francs avant. Si la préfecture l'interdit, on respecte la décision.
  4. Le jour venu : gilet bleu, sans bouger, pacifiques, sans armes, sans haine. Ne jamais céder à la provocation. En cas d'urgence, le 17.
  5. Trouvez-vous sur les réseaux avec #LesGiletsBleus suivi du nom de ta ville.